L’histoire
En 2012, les municipalités de la MRC du Haut-Saint-François embauchaient une personne pour travailler à temps plein sur un projet de piste cyclable qui relierait Sherbrooke à Disraeli en emprunt le chemin de fer désaffecté qui traverse la région. Ce projet a un historique.
En parallèle de ces travaux qui se déroulaient dans le Haut-Saint-François, un groupe de citoyens a vu l'opportunité de relier le centre-ville de Sherbrooke à l'est par une piste cyclable dédiée et sécuritaire qui serait connectée directement au circuit du lac des Nations. L'idée était trop belle pour la laisser passer. En 2016, donc, sur un coin de table, on trouve un nom au projet, parce que ça en prend un. Il s'appellera le ... 🥁🥁🥁 ...
Pour la petite histoire, le nom n'a jamais été un coup de coeur. Sherbrooke, si on fait le projet, on se trouve un beau nom stp.
Une fois que le nom est trouvé, le go est donné. Le groupe se met en mode promotion et mobilisation. L'objectif est de faire connaître le lieu et le projet au plus grand nombre de personnes possible et de commencer à convaincre les gens qui vivent Sherbrooke, qui y font du commerce et qui y font de la politique que le projet a du sens.
Dans ses premiers mois, le projet est très ambitieux. L'idée est non seulement de relier l'est et l'ouest de Sherbrooke, mais aussi de développer un axe de cyclotourisme qui ira jusqu'à Disraeli.
Après quelques séances d'information, après des marches sur le lieu, après de la représentation auprès des élus et de l'équipe d'urbanisme et après des séances de réflexion sur les aménagements potentiels de l'emplacement, il devient clair que le projet plait. Pas seulement à quelques cosmo-gougounes avec des vélos tatoués sur le cœur. Le projet plait à tout le monde.
En parallèle à tout ce travail, le projet est présenté à Daniel Quirion, "Starchitect" de Sherbrooke s'il est en un. Il fait n'y une ni deux, rameute un ingénieur pour vérifier les capacités du pont, se met à sa table à dessin et propose à Sherbrooke un design digne de l'iconique High Line de New-York.
C'était sans compter l'intervention du propriétaire de la voie ferrée : le MTQ. Étant donné que les voies ferrées sont un actif social et économique irremplaçable (pas faux!), un moratoire est imposé sur tout le territoire québécois. À partir de 2019, il n'est plus possible de transformer une voie ferrée en piste cyclable.
À ce moment, pour le comité qui porte le projet, il ne reste qu'à déposer un mémoire, ce qui sera fait le 18 octobre 2019 au sommet du ferroviaire organisé par le MTQ :
C'est ici que Marie-Claude Paradis Vigneault, attachée de presse de Christine Labrie, se met en chasse. Pendant des années elle affrontera mers et marées pour obtenir les décisions prises par rapport au moratoire et les justifications de celles-ci. C'est littéralement 6 ans de travail que MC va mettre pour obtenir les informations qui ont permis de relancer le projet et de croire qu'il y avait de nouveau de l'espoir de 2025. De la part de toute l'équipe, merci MC!
Pour résumer ses trouvailles :
Le rapport propose de maintenir le statu quo parce que :
Ce tronçon n’a actuellement aucun potentiel économique, que ce soit au niveau des trains de marchandise ou de passagers.
il est trop tôt pour évaluer la demande à long terme (100 prochaines années) et si la décision est prise de
Pour voir le rapport caviardé :
Les nouvelles
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En 2024, la ville de Chambly a aménagé une piste cyclable sur un ancien tronçon ferroviaire, ce qui constitue une réelle ouverture du ministère des transports et de la mobilité durable (MTMD) à la transformation ces emprises abandonnées en merveilleuses voies de circulation pour le transport actif.
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Description text gLe projet du PSF fait maintenant partie du plan de dynamisation de la ville de Sherbrooke!
À la page 39, au point 5.1.4, vous trouverez notre beau à l'agenda. Il ne reste qu'à obtenir que d'ici cinq ans, on soit plus avancés que la simple analyse.oes here -
La ville d'Ascot Corner a récemment octroyé un contrat d'étude de faisabilité à une firme d'ingénierie pour étudier la possibilité d'installer une piste cyclable qui relierait le parc Dubreuil à la route verte à Lennoxville en passant sur l'emplacement actuel de la voie ferrée. Le MTMD qui gère cette voie ferrée montre donc maintenant une ouverture claire à cette installation, ce qui constitue un grand pas en avant pour le projet.
Ces nouvelles nous portent à croire que les obstacles à ce projet se lèvent un à un et qu’individuellement les municipalités commencent à voir et vouloir libérer tout le potentiel social, économique et environnemental du PSF.
Il ne reste qu’à passer de l’indiviuel au collectif pour qu’un grand pas en avant soit fait!
Pourquoi le PSF?
Pour le développement de Sherbrooke
Dans un monde où on érige des murs partout et où les frontières sont surlignées il y a quelque chose beau dans l'idée de bâtir un pont. Relier l'est et l'ouest par un lien paisible, d'une grande beauté, qui donne accès à la nature et qui s'inscrit même dans une logique de développement économique, c'est une idée qui a du sens et qui semble être toute naturelle pour Sherbrooke. Après s'être réapproprié dans les années 90 le lac des nations avec sa promenade désormais incontournable, il n'y a qu'à lever la tête pour voir que le PSF c'est le prochain projet qui changera la face de la reine des Cantons.
Pour la santé
Bouger, c'est bon pour la santé. Pour la santé physique et la santé mentale. On nous le répète ad nauseam. Pourquoi ne pas s'offrir, comme population de Sherbrooke, une autre occasion de prendre soin de nous, de rester loin du stress du trafic et de décompresser en profitant de points de vue magnifiques sur la rivière Saint-François qui coule au cœur de notre ville?
Pour éviter une erreur économique
En 2025, un pont qui enjambe une rivière, c'est un actif d'une valeur massive. Depuis les dernières années, le pont ferroviaire qui enjambe la Saint-François voit ses piliers en béton se fissurer de façon de plus en plus inquiétante, a subi quelques incendies qui ont consumé les poutres qui portent les rails et est laissé à l'abandon depuis belle lurette. Le tout, sans parler du viaduc de cette même voie ferrée qui passe au-dessus de quelques commerces et de la rue Wellington Sud et qui se déleste régulièrement de quelques morceaux de béton, au grand dam des gens qui travaillent et qui y circulent, à pied, à vélo ou en auto. Laisser aller une telle infrastructure, pour y aller dans l'euphémisme, n'est pas de la bonne gestion. C'est inacceptable.
S'il fallait que le pont en arrive à un point où il devait être démoli, faute d'entretien, nous nous verrions obligés d'investir des sommes encore une fois massives pour éviter qu'il ne s'écroule dans la rivière en créant des dégâts écologiques et une cicatrice dans le paysage. Il ne fait donc aucun sens de :
1. faire preuve de laxisme dans son entretien
2. ne pas faire quelque chose avec cet ancien pont ferroviaire qui n'a de toute façon aucune chance de supporter une activité ferroviaire rentable de notre vivant.
Pour le transport
Le principal frein à l'adoption du vélo comme moyen de transport, c'est le sentiment de sécurité des cyclistes. Même si des liens praticables en vélo existent pour relier l'est et l'ouest de Sherbrooke, aucun n'est simple et sécuritaire, surtout pas pour de jeunes cyclistes.
Réutiliser une voie qui a littéralement été imaginée pour avoir le minimum de courbes, de dénivelé et de croisements avec des routes serait idéal pour favoriser l'utilisation du vélo (et peut-être même du ski de fond en hiver!) et donc contribuer à créer des routes plus agréables pour les automobilistes et les cyclistes.
Pour le tourisme et l’économie
Actuellement, la ville de Sherbrooke travaille à la revitalisation du Quartier Alexandre. Quelle meilleure manière d'y arriver qu'en reliant la promenade du lac des nations à l'est, deux pôles économiques importants, par un lien existant, magnifique et qui ne causerait aucune perte de stationnements pour les commerçants locaux? Facile d'imaginer une augmentation massive de la fréquentation du marché de la gare, de la rue Alexandre, du centre-ville et des commerces de l'est par des gens qui marchent et qui pédalent le sourire aux lèvres.
À terme, en reliant Sherbrooke à Disraeli par une piste cyclable, on imagine même un nouveau "Petit train du Nord" qui attirerait les cyclotouristes des régions voisines à Sherbrooke pour le départ de leurs vacances.